TOP 14 AUCH – BAYONNE victoire Auscitaine escamotée !
AUCH « bâillonné » par l’arbitrage de Mr M. s’incline à domicile ( 19 à 23 ) devant un Aviron réaliste qui gagne son maintien, en dépit d’ une mêlée en papier mâché .
La Chronique du Moulias de Michel Sespiaut
Au bal des faux culs et des faux semblants, entre ombre et lumière dans l’arène Gersoise ; pas de morale à l’histoire du jour ;
la franchise Gasconne n’a plus droit de cité , surtout quand le rideau retomba dans les coursives avec la chape de plomb aux allures d’omerta imposée par les cerbères de la fédération , ces bien pensants badge en bandoulière, omniprésents jusqu’au cœur des entrailles du stade ou les convulsions du match se terminaient en eau de boudin pour laisser place à un dégoût général devant la mauvaise foi érigée en principe .
Pas de vagues , braves gens circulez il n’y a plus rien à dire et le hold up est consommé
… Aussi nous ne dirons pas dans ce top 14 cadenassé par des garde champêtres assermentés ,que la franchise de l’ engagement Gascon, se livrant à jeu ouvert pour subir la pique du référé aux allures de picador , dans un Tercio de toro Brave , vous savez ces bêtes magnifiques qui meurent debout ,au centre de l’arène , ce celles qui vont « a mas sobre el cielo azul y blanco «
L’allant des hommes de Pierre Henri Broncan fut bien mal récompensé mais trouva la frustration du public en écho. La réprobation des supporters expression de l’exaspération populaire , ces cochons de spectateurs qui payent pour se voir spolié , détroussés de la victoire au coin du bois .
Dans un de ces paradoxes qui font la joie des chroniqueurs et la petite histoire du rugby Français , nous n’écrirons pas qu’ Auch en dépit de l’arbitrage à charge de Mr M , a remporté une victoire morale en se réconciliant avec son public de belle manière
C’était finalement le plus important , quand le destin du FCAG était déjà scellé et son retour en Prod2 consommé .
L’opération reconquête des cœurs des hommes de Pierre Broncan est bien engagée
Si nous avions l’esprit mesquin et suspicieux , nous pourrions nous étonner de la charlottade arbitrale du jour , quand l’incompétence se dispute au parti prix , l’homme en jaune impassible devant la longue agonie de la mêlée Bayonnaise ( 5 introductions perdues ) , le même merle siffleur qui ferma les yeux sur les ballons portés Auscitains torpillés par des Bayonnais en goguette sur les extérieurs , mais trouva le moyen de sanctionner les Auscitains sur une mêlée décisive dans leur 22 mètres qui devait faire basculer la rencontre , pour parachever son œuvre en annulant ensuite un ballon d’avantage décisif qui envoyait Titi Bosque en terre promise , sifflant après de longues secondes interminables, une pénalité en notre faveur quand l’action et les 5 points de l’ essai imparable escamoté assurait le gain de la rencontre
Seule l’édition du Sud Ouest ce dimanche , souligna ce tour de passe passe .
Anecdotique dés lors , l’ultime mêlée simulée par la grâce d’un règlement absurde en forme de « déni de rugby »« , et la coquinerie Bayonnaise qui en fut elle m^me victime en d’autres occasions
Au final la morale ne sortait pas indemne , et la soupe de phalange finale un épiphénomène de frustration évacuée , pour s’éviter quelque ulcère à l’estomac !
Bayonne et ses piliers en papier mâché arrachait leur maintien dans des conditions rocambolesques , sauvé tel Boudu des eaux , quand l’aviron dut pagayer pour ne pas voir sa tête de mêlée sombrer corps et âme , noyée , 5 introductions perdues sur le pré de Jacques Fouroux qu’ils quittaient en vainqueur tête basse par le soupirail des victoires douteuses
Richard Dourte cœur de lion , en leader d’exemple et futur manager ne cautionna pas le tour de passe passe , s’accordant pour reconnaître que les Auscitains méritaient la victoire , seul le planchot lui donnait tort nous rendons hommage au joueur et à l’ homme pour son honnêteté et sa loyauté
L’injure suprême à la culture de ce jeu Bayonnais ses avants alertes piliers de combat et de bravoure , évanoui sous les ponts du petit Bayonne , dont paradoxalement le meilleur exemplaire, Pascal Idieder , celui qui s’apprête à rejoindre Brive , poussait hier après midi avec les tuniques Rouges du Gers . c’est ainsi quand la tradition fou le camp, nul n’est prophète en son pays !
Brave joueurs Auscitains , accablés par la défait injuste , qui se contentèrent dans l’ultime minute de quelques moulinets , moulins à vent de Don quichotte , une réaction épidermique qui tenait davantage de la frustration devant le gain du match escamoté , qu’à une quelconque agressivité malsaine , au terme d’un match qui avait vu deux équipes finalement très proches l’une de l’autre , se livrer sans retenue et en toute loyauté , mais en dépit d’une mêlée Bayonnaise suppliciée , l’arbitrage de Mr M le maudit … était passé par là
Pauvre arbitrage Français ,au demeurant mal endémique ou l’ incohérence et le néant psychologique se conjuguent jusqu’à pourrir une fin de rencontre, au point d’ exaspérer l’ensemble des protagonistes joueurs supporters , outrés d’assister à une charlottade indigne quand l’aveuglement confine à la cécité, un tour chez Afflelou s’impose ! .
Nous voici contraint de rouvrir encore une fois à charge le dossier de l’arbitrage Français et la cohorte des ses intervenants toujours plus nombreux , arbitre de champs , de touche arbitre vidéo et autres superviseurs et délégués ,qui multiplient les coûts et la confusion d’un arbitrage solidaire dans son approximation , situation incongrue et désormais intolérable face à l’ évolution du rugby professionnel ses droits mais aussi ses devoirs
Le corps arbitral Français doit mettre ses pendules à l’heure , avant de se les faire remonter et se mettre à la page d’un professionnalisme impulsé en 1995 , 13 ans déjà et devenu désormais une réalité incontournable pour tous
Sous peine de déconvenues il lui faut répondre aux attentes et à l’évolution irréversible des structures du rugby Français , faire écho au cahier des charges contraignant imposé au club dans leurs infrastructures , leur cadre réglementaire et dirigeant comme celui imposé aux hommes que ce soit dans la préparation la formation et l’ encadrement des joueurs
Pour revenir au match et saluer la victoire morale Auscitaine , le petit reproche récurrent adressé à notre équipe , porte sur notre incapacité à transformer nos temps forts qui nous aurait permis de nous mettre à l’abri en première mi temps remportée (10 à 3) , de n’avoir pas creusé l score en vendangeant des occasions et des points laissés en route, qui au final aurait interdit le retour des Bayonnais , ce fameux réalisme qui nous a manqué tout au long de cette saison .
Coups de bérets collectif au 5 de devant Magravelidze, Bortolucci, Idieder, Tapasu , Valdes pour une mêlée fermée royale , qui appartient maigre lot de consolation aux quatre meilleures formations du Top 14 ;
mention spéciale à Sébastien Bortolucci , discret en paroles mais terriblement efficace en acte , leader d’exemple qui regagna à la corne un ballon brûlant dans nos 22 mètres permettant de contenir une bourrasque Bayonnaise
Titi Bosque la trentaine épanouie au sommet de son art et le retour probant de Raphael Bastide , dans son meilleur rôle , celui du puncheur irréductible collectif et pugnace capable d’ envoyer à l’essai Ricaud et Tidjini au relais dés la 4ème mn .
Dans les travées les connaisseurs appréciaient la résurrection d’un garçon qui a beaucoup donné au FCAG ,et qui après avoir été meurtri et diffamé et bien mal réhabilité , mérite pour tout ce qu’il a apporté au FCAG de sortir par la grande porte , Raphael qui pourrait encore rendre « service « pour encadre la jeune garde et donner du coeur aux jeunots de la saison prochaine au moment de retrouver les joutes et le tempérament de la Prod2 , à la condition qu’il réserve comme samedi sa grinta au service du jeu , en leader par l’exemple !
Brave public Auscitain et Gersois , aussitôt réconcilié avec ses protégés qui évacua sa frustration en ponctuant la sortie des petits hommes en jaune , d’une bronca monumentale , un hommage appuyé bien évidemment à l’ ouverture de la féria de la pentecôte à Vic Fezensac qui prenait ses quartiers
En tauromachie comme en rugby la bravoure et le courage ne sont pas négociables !
Michel Sespiaut
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