Les Mots pour le dire !
Sil est un domaine ou les Auscitains relevèrent le défi devant, la grande équipe du Stade Toulousain , aux yeux des observateurs et en premier lieu de leurs supporters c’est la dignité qu’ils montrèrent à partager l’après match , meurtris dans les chairs mais tête haute , en dépit de la défaite concédée (3 à 34) .
Unis aux Auscitains dans la peine des battus de la soirée , Les Berjaliens d’Eric Catinot et Pierre Raschi, lutteurs magnifiques devaient hier au soir sublr le même sort, non sans avoir joués jusqu’au bout de la nuit et poussés les autres Stadistes Parisiens au bout de leurs retranchements .
Tous ceux que nous croisèrent au long de la soirée Auscitaine de vendredi , sacrifièrent à cet esprit du Rugby éternel qui perdure au milieu des mauvaises herbes, pour laisser percer les rêves de reconquêtes, et étouffer la frustration d’une rencontre inéluctable dans son final, au bout de l’usure et du banc des Galactiques de Haute Garonne.
Cette envie de rebondir perçait au coeur de tous les joueurs que nous réconfortions et qui s’attardaient pour mieux se réchauffer l’âme sous le chapiteau, cet espoir insensé de faire grandir la flamme qui nourrit dans ce petit coin de Gascogne, ce groupe de joueurs méconnus, ténus sur le pré comme une mauvaise herbe indiscipliné qui pousserait au milieu des cultures de grand champ du Top14 ;
Gagné en effet , le match de la convivialité et du partage de l’espoir , pour tous ceux , venus à la rencontre des spectateurs, dignes et fiers dans la défaite, lucides sur leurs aptitudes du jour , partageurs toujours comme ils partagent le bonheur des soirs de victoire ..
Ils eurent vendredi soir , le mérite des rester dans la partie jusqu’à la 70 ème mn , contestant avec quelques bribes de munitions , la maîtrise implacable des phalanges Toulousaines gavées de ballon , s’ accrochant au panache blanc de Nicolas Bontinck, boutefeux , chargeant , s’arrachant pour allumer les brèches au cœur du dispositif Toulousain , bien relayé par Fabien Barcella rentré en seconde période , percutant par ses rushs le cœur de la fournaise
Les entrants, comme Frédéric Couzier amenant de la vitesse d’exécution et de la prise d’initiative pour secouer la meute et rallumer les braises d’un espoir de victoire, encore debout passée l’heure de jeu avant d’être anéanti sur une interception e un contre assassin menés par Gaffie Dutoit, qui avait suppléé Courent à l’ouverture.
Un fait de match qui ne remet évidemment pas en cause le résultat final d’une rencontre qui ne pouvait échapper à la main mise Toulousaine dominant son sujet de la tête et des épaules, mais qui fera dire plus tard aux observateurs que le score est lourd , bien trop lourd . (3 à 34) .
Pourtant à la 70 ème mn encore , le Stade Toulousain ne menait que (13 à 3) , un essai de rapine concédé à la mi temps , sur une cagade Auscitaine , condondant vitesse et précipitation , sur une touche rapidement jouée au 50, alors qu’un alignement proposait de « camper » à l’ entrée des 22 mètres Toulousains , qui permettait après le contre échu à Jauzion, d’inscrire imparablement juste avant les citrons, le premier essai Toulousain qui creusait un premier écart significatif mais pas encore rédhibitoire
70 ème les Auscitains faisaient le dos rond, acculés dans leur camps, attendant l'éclaircie et la moindre munition, tous les espoirs étaient encore en vie, pour revenir dans le match, à tout le moins décrocher un bonus défensif qui aurait récompensé leur débauche d'énergie.
L’engagement de tous les instants d’une équipe sur la défensive, mais ardente au combat, assez fière pour annuler par trois fois des essais dans l’en-but, en faisant le don de son corps sous la meute Toulousaine et recouvrir des ballons gagnants en terre promise
Coté Lumière, au milieu des travaux et gravas qui jonchent la chrysalid du vieux stade avant de redonner vie mi Mars à l’écrin du Moulias ;;
Le FCAG s'était mobilisé , en habit de cérémonie, mis les petits plats dans les grands pour faire honneur à la vierge Rouge et a la constellation de stars du grand Stade Toulousain venus fouler la moquette du stade Jacques Fouroux, bourré jusqu’à la gueule, accrochés aux cintres pour voir évoluer dans ce stade champêtre, une moitié d’équipe de France, et les accompagner jusqu’au u bout de la nuit
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Une aile supplémentaire de 100 m2 , permettant de servir des repas Partenaires de qualité , portant désormais à 400 m2 le Chapiteau Partenaires , doublant la surface déjà offerte à la Bodega des supporters , le Club de la préfecture du Gers continue donc à avancer , à son rythme mais investie dans ses structures , sans rien sacrifier à l’ esprit entretenu par ses bénévoles, dirigeants et anonymes qui s’affairaient depuis le petit matin glacé dans la Ruche Auscitaine, voilà le beau défi des temps nouveaux que relève le FCAG t
Le match montra un engagement total et loyal de tous les acteurs , et ne fut émaillé d’aucune brutalité,
Seules à déplorer quelques bisbilles paroles déplacées et autre chansons de geste, relevant de la bêtise ordinaire , mais dont chacun d’entre nous sait bien du fonds de sa conscience , qu’il faut être deux pour la pratiquer .
Dommage que le train express du professionnalisme, happant les Rouges et Noirs, dés la fin du match , pour regagner la Capitale Régionale et les pénates de Haute Garonne, choisisse de zapper l’ arrêt buffet en gare du Moulias au grand désappointement des milliers de supporters qui entouraient au coups de sifflet final , les Byron Keller et autre Poitrenaud .
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Un Professionnalisme sourcilleux qui ne sacrifie plus les petits intêrets particuliers , au service d’ une certaine idée du rugby , née du partage et de l’ échange autour de la troisième mi temps,.ou les passions s’adoucissent et les hommes parfois se découvrent un idéal !
Passé à la trappe aux souvenirs, ce moment privilégié, pour leurs glorieux anciens, toujours prompts à raccommoder les matchs écorchés de l » époque par des coups interdits qui ne froissaient pas que les successibilités :
Ce temps jadis, où il ne faisait pas bon de se promener les mains dans les poches, le front haut et la fleur au fusil. Mais ou la camaraderie prenait des allures d’ amitié pudique. Rugby prends garde, ta culture fou le camp !
Les acteurs de ce match méritaient de recevoir et rendre hommage aussi, aux 9000 spectateurs, qui avaient bravés le froid pour entretenir la flamme des petits gars du Gers , s’arrachant du cœur de la fournaise Stadiste, au pris de charges rageuses d’un Nicolas Bontinck exemplaire , jamais soumis , intenable dans l’axe , son compère de tempérament ; Fabien Barcella, dont le bandeau de corsaire taraudait le dispositif Toulousain, retardant l’ inéluctable
Tous vinrent se réchauffer à la rencontre de leur public , meurtris dans leur tête tout autant que dans leurs chairs , en dépit d’une lourde défaite que n’atténuait pas complètement le sentiment du devoir accompli.
Marchés par une bien lourde défaite (34 à 3) , c’est en hommes dignes qu’ils vinrent réconforter leurs supporters , Stephan Saint Lary , David Spicer flanque de Naas Olivier , dont on a déjà pu percevoir l’apport offensif , et qui découvrait avec le Stade Toulousain, le haut niveau Européen ;
Thierry Brana , Léo Pesteil , Sergio Valdez , Fabien Barcella et Pascal Idieder ,croisés au cour de la soirée jusqu’à plus tard .
Les « hommes du bâtiment », compétiteurs dans l’âme, déjà tournés vers la revanche contre le mauvais sort et les joutes de l’espoir ;
Tous sans exception, revanchards en diable pour tenter de « rebondir» dés samedi prochain, à Jean Daguer du coté de Bayonne, devant la Force Basque égratignée par le renouveau Montpelliérain dopé par les sélections en équipe de France de l’ouvreur François Trin Dhuc et de leur troisième ligne Fulgence Ouedrogo
Bayonne et Auch, deux équipes en quête de rachat, voilà qui promet une sérieuse empoignade !., les petits gars du Gers pourront se lâcher sans regret !
Pas d’abattement donc, encore moins de résignation, tous conscient qu’en cette soirée d’hiver sur les bords du Gers, le stade Toulousain dans cette configuration est injouable !
Coté Stadiste, pas de faille, si peu de doute, un Yannick Jauzion,joueur admirable , indéboulonnable pivot du milieu Toulousain, jouant debout.
Derrière lui, un banc constellé d’internationaux , Dusautoir en tête , parfois surpris de se coltiner la résistance de la plèbe Auscitaine, léger complexe de supériorité , à moins que ce ne soit l’agacement de piétiner une heure durant
Des réservistes en puissance, le stratège Elissalde en costume flanelle dans les travées de Jacques Fouroux, n’en jetez plus la coupe est pleine ! .
.Le score qui enfla exagérément dans les 10 dernières mns, de deux essais , ne doit pas occulter les bons passages Auscitains , même si on a le droit de regretter de n’avoir pas pu jouer davantage de ballons , et de voir Thierry Brana sevré de ballons sur son aile oubliée .
Jouer au Rugby, sans munition c’était servir de sparring partner à l’adversaire Au jeu du cache ballon, les Toulousains toujours prompts à dénoncer les ralentissements de jeu adverse, ne sont pas mal non plus, dans cet exercice quand ils bénéficient du préjugé de leur statut.
Saluons encore une dernière fois , pour terminer cette Chronique aux accents d’espoir , ce peuple Gersois coloré et chaleureux , ces 9000 spectateurs venus au spectacle , qui réussirent à faire bouillonner le chaudron de Jacques Fouroux , avec au fond de chacun d’entre eux , l’espoir secret de déjouer l’inéluctable
Las, la « machine « Stadiste programmée pour anticiper la prochaine disette des internationaux, avait plannifiée carton plein et victoire bonifiée, synonyme de répit pour la bande à Novès avant les joutes internationales.
Désormais pour le FCAG, c’est bien un nouveau championnat , celui du maintien qui débute demain , après les paillettes , at le strass devant Biarritz et de Toulouse , d’autres confrontations plus abordables s’offrent à nos « irréductibles « pour engager la reconquête .
Une seule ambition fédératrice , remonter le classement pour titiller le maintien , ici personne n’en doute , ils le veulent , ils le feront !